Il existe une variété d’outils d’évaluation, pensés pour s’adapter à chaque situation, chaque patient, à son âge, à son état de conscience, à sa capacité à s’exprimer. Les bonnes pratiques recommandent une évaluation répétée, systématique, et l’association de plusieurs approches si besoin.
1. L’auto-évaluation : lorsque la parole est possible
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L’Échelle Numérique (EN) : Le patient attribue une note à sa douleur, de 0 (pas de douleur) à 10 (douleur maximale imaginable). Simple, rapide, elle est adaptée à de nombreux contextes.
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L’Échelle Visuelle Analogique (EVA) : Une ligne de 10 cm sur laquelle la personne place un curseur ou une croix pour indiquer l’intensité de sa douleur. C’est l’un des outils les plus utilisés en France.
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L’Échelle Verbale Simple (EVS) : Le patient choisit parmi 4 ou 5 qualificatifs (absence de douleur, douleur faible, modérée, intense, maximale). Pratique notamment chez les personnes âgées.
Toutes ces échelles rendent possible une adaptation rapide du traitement antalgique, ou des actions non médicamenteuses.
2. L’hétéro-évaluation : quand la personne ne peut pas s’exprimer
Les situations de communication difficile sont fréquentes : troubles cognitifs, grande fatigue, confusion, fin de vie avancée… Il existe alors des outils d’hétéro-évaluation, basés non sur la parole du patient, mais sur l’observation de signes cliniques.
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L’Échelle Algoplus® : Conçue pour détecter la douleur aiguë chez les personnes âgées non communicantes. Elle analyse cinq items : visage, regard, plaintes, attitudes, comportements.
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L’Échelle Doloplus-2 : Échelle validée internationalement, qui étudie 10 items répartis en trois dimensions : somatique, psychomotrice, relationnelle. Elle permet de déceler une douleur chronique chez la personne âgée désorientée.
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Le PAINAD (Pain Assessment In Advanced Dementia) : Utilisé en gériatrie, il analyse les mimiques, la respiration, le langage, le comportement.
Selon une étude menée en 2022 dans 14 unités de soins palliatifs françaises, plus de 65% des patients non communicants ont bénéficié d’une hétéro-évaluation de la douleur lors de leur séjour (La Revue du Praticien).