L’Activité Physique Adaptée : Un Levier Fort
La pratique d’une activité physique, même modérée, réduit de façon significative le risque de prise de poids, d’ostéoporose et limite la fatigue liée aux traitements hormonaux (étude CANTO, publiée dans JAMA Oncology 2023).
- Des programmes sont proposés dans la plupart des centres de soins, avec un encadrement par un professionnel (enseignant APA, coach adapté).
- La marche rapide, le yoga, la gymnastique douce ou la natation sont fréquemment plébiscités.
- Pour les personnes chez qui l’activité physique est difficile (douleurs, difficultés motrices…), les kinésithérapeutes peuvent guider le choix des exercices et proposer des adaptations.
Le Suivi Nutritionnel Individualisé
Les traitements hormonaux peuvent agir sur l’appétit, le métabolisme et la répartition des graisses. Un accompagnement nutritionnel permet de limiter la prise de poids, d’ajuster certains apports (calcium, vitamine D, protéines…), et de prévenir la fonte musculaire.
- Un diététicien spécialisé en oncologie peut construire un plan alimentaire sur-mesure et enseigner des astuces concrètes pour mieux gérer fringales, nausées ou troubles digestifs.
- Parfois, un accompagnement psychologique associé permet de désamorcer une relation compliquée à la nourriture ou un rapport perturbé à son image corporelle.
Selon une étude de l’INCa de 2022, environ 40 % des patientes sous hormonothérapie rapportent une prise de poids non désirée, mais 25 % parviennent à stabiliser ce poids grâce à un soutien diététique régulier.
Accompagnement Psychologique : Redonner De La Place À L’émotionnel
Anxiété, irritabilité, troubles du sommeil, modification de l’image de soi… Ces ressentis ne sont pas anecdotiques : plus de 60 % des patients traités par hormonothérapie déclarent des impacts négatifs sur leur humeur ou leur bien-être psychologique (source : Institut Gustave Roussy).
- Des consultations individuelles avec un psychologue ou un psychiatre référent en oncologie sont recommandées dans de nombreux centres.
- Groupes de parole, ateliers corps & émotion, thérapies de relaxation (sophrologie, méditation pleine conscience) : chacun peut trouver le format qui lui convient.
- Les structures associatives, comme les Espaces Ligue contre le cancer, mettent à disposition des séances gratuites ou à tarif aménagé.
Soutenir La Vie Intime Et Sexuelle
Sécheresse vaginale, baisse du désir, douleurs lors des rapports, changement du rapport à son corps : ces questions sont centrales, mais souvent tues. Pourtant, elles concernent jusqu’à 80 % des femmes sous hormonothérapie (source : Europa Donna France) et près de 40 % des hommes traités pour cancer de la prostate. Des ressources existent :
- Soutiens locaux : Certaines maternités, centres de santé sexuelle et centres anti-cancer proposent des consultations auprès de médecins sexologues, sages-femmes spécialisées ou conseillers conjugaux.
- Lubrifiants adaptés, traitements locaux : Les gynécologues peuvent recommander des gels hydratants, ovules à base d’acide hyaluronique ou des traitements locaux à faible risque systémique.
- Ateliers de communication en couple : Certaines associations animent des ateliers axés sur l’expression des besoins, la restauration d’une intimité différente.
S’ouvrir à ces problématiques (même sous forme de questions anonymes lors d’ateliers collectifs) aide à sortir de l’isolement et à réinvestir sa vie affective.