Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez les hommes en France, avec près de 50 000 nouveaux cas chaque année (Institut National du Cancer). Les avancées thérapeutiques améliorent la survie, mais posent la question essentielle de la qualité de vie après traitement, et notamment de la sexualité.
Interventions chirurgicales, radiothérapies, hormonothérapies : les traitements destinés à guérir ou maîtriser le cancer de la prostate altèrent quasi systématiquement la fonction sexuelle masculine. Troubles de l’érection, diminution du désir, sécheresse et douleurs lors des rapports, altération de l’orgasme ou absence d’éjaculation, troubles de la fertilité. Les enjeux sont multiples, physiques comme psychologiques, et touchent aussi le couple.
Environ 70 à 80 % des hommes traités pour un cancer de la prostate déclarent une altération de leur vie sexuelle (HAS, 2021). Pourtant, la parole se libère rarement sur ce sujet, alors même que des solutions existent. Les soins de support occupent ici une place de choix pour favoriser la reprise, la reconstruction, ou la réinvention d’une sexualité satisfaisante.