L’annonce du diagnostic : un moment charnière
L’annonce d’un cancer du sein bouleverse tout. À ce stade, un accompagnement psychologique immédiat est recommandé. De nombreux centres de lutte contre le cancer associent directement une consultation d’annonce à des informations sur les soins de support, pour éviter l’isolement dès le départ. Les dispositifs d’annonce, créés depuis 2005 (Plan Cancer), ont été renforcés par l’INCa pour assurer la présence d’un(e) infirmier(e) de coordination, qui informe sur l’ensemble des aides disponibles.
Soins de support tout au long des traitements
La prise en charge des effets secondaires est un axe central. Par exemple, les équipes proposent de plus en plus :
- Des ateliers d’automaquillage pour apprendre à dessiner des sourcils ou à masquer les rougeurs de la peau, en période de chute des cheveux ou d’irritation cutanée (cf. “Les ateliers RoseUp” et “Société Française de Socio-Esthétique”).
- Des séances de gymnastique douce pour limiter les risques de lymphœdème (gonflement du bras post-opératoire) ; d’ailleurs, 20% des femmes opérées d’un cancer du sein présentent un lymphœdème (source : HAS 2022). La kinésithérapie et la pressothérapie sont alors intégrées au parcours.
- Des groupes de parole ou ateliers de soutien, adaptés à différents profils (jeunes femmes, patientes en situation de récidive, patientes métastatiques, etc.), assurés dans la plupart des centres par des psychologues ou des associations partenaires.
- Des ateliers de nutrition : conseils, recettes adaptées, ateliers pratiques pour retrouver le plaisir de manger.
L’après-traitement : l’importance d’un suivi personnalisé
Après la fin des traitements, près d’une femme sur deux signale un “vide” et des difficultés à retrouver ses repères, qu’il s’agisse de la reprise du travail, de la sexualité, ou de l’énergie au quotidien (Inserm, 2022). Les soins de support ont alors un rôle d’autant plus important : ateliers de reprise progressive de l’activité, accompagnement au retour à la vie sociale et professionnelle, groupes d’échanges sur l’acceptation des cicatrices et la peur d’une rechute.