La fatigue liée au cancer touche près de 80 % des patientes traitées pour un cancer du sein (source : Institut National du Cancer, INCa). Cette fatigue, appelée “asthénie”, ne ressemble en rien à la lassitude classique : elle persiste même après le repos, elle peut s’abattre sans prévenir, et elle entrave la vie quotidienne longtemps après la fin des traitements.
Plus qu’un effet secondaire, cette fatigue est au cœur du parcours : elle freine la reprise d’activités, modifie la vie sociale, impacte le moral. Trop souvent, le réflexe naturel consiste à se reposer davantage, réduisant peu à peu toute activité… Pourtant, paradoxalement, l’inactivité entretient la fatigue. La science démontre aujourd’hui que l’activité physique adaptée, si elle est dosée et accompagnée, devient une réponse concrète à cet épuisement.