1. Fractionner les prises alimentaires
Le fractionnement consiste à répartir l’alimentation en 5 à 6 petits repas ou collations par jour. Cela permet de limiter la sensation de satiété rapide et d’augmenter les apports énergétiques sur l’ensemble de la journée.
- Trois repas principaux (petit-déjeuner, déjeuner, dîner)
- Deux à trois collations (matinée, après-midi, éventuellement avant le coucher)
2. Miser sur la densité énergétique et protéique
- Privilégier les aliments riches en calories et en protéines : œufs, poissons, viandes, fromages, yaourts, compotes enrichies, purées maison avec beurre ou huile, oléagineux (amandes, noisettes), etc.
- Enrichir les plats par l’ajout de crème, fromage râpé, lait en poudre, huiles végétales (colza, olive), poudre de noisette ou cacao selon les goûts.
- Les protéines sont capitales pour limiter la fonte musculaire. L’objectif : 1,2 à 1,5 g de protéines/kg/j recommandé chez l’adulte atteint de cancer (HAS 2017).
3. S’adapter aux goûts et tolérances du moment
L’évolution de la maladie et des traitements modifie souvent les envies alimentaires : goûts métalliques, dégoûts, nausées... Il est essentiel de s’écouter et de ne jamais se forcer à manger un aliment que l’on n’aime pas ou qui rebute. La souplesse et la variété priment.
4. Opter pour des aliments faciles à avaler
Bouillies, soupes, purées, mousses, compotes... Autant d’options adaptées en cas de troubles de déglutition, de douleurs buccales ou de fatigue. Les textures peuvent être modifiées sans perdre en valeur nutritionnelle.
5. Ne pas hésiter à recourir aux compléments alimentaires oraux
Quand l’alimentation classique ne suffit pas, les compléments nutritionnels oraux (CNO) peuvent apporter un « coup de pouce » en calories, protéines, vitamines et minéraux, sous forme de boissons lactées, crèmes, ou soupes enrichies (Ligue contre le cancer). Leur prescription se fait après avis du médecin ou de la diététicienne.