Le diagnostic de cancer chez l’enfant bouleverse tout : l’enfant, ses parents, ses frères et sœurs, et l’ensemble du cercle familial. Chaque année en France, environ 2 200 enfants et adolescents de moins de 18 ans sont confrontés à une telle épreuve (source : Institut National du Cancer). Ce nombre, qui semble faible rapporté à la population générale, recouvre une réalité moins visible mais essentielle : la détresse psychologique est quasi universelle à l’annonce, et peut perdurer longtemps, même après la fin des traitements.
Les enfants réagissent différemment selon leur âge, leur histoire et leur environnement. Chez les plus jeunes, on observe souvent une régression ou des troubles du sommeil. À l’adolescence, anxiété, repli, colère ou refus du traitement ne sont pas rares. Sans surprise, plus de 60% des enfants et adolescents suivis en oncologie présentent des symptômes d’anxiété ou de dépression au cours de leur parcours (source : Société Française de Pédiatrie).
Face à ces défis, la prise en charge psychologique doit être à la fois précoce, globale et personnalisée. C’est là qu’interviennent les équipes pluridisciplinaires.