Historiquement, les soins de support se sont développés en réponse à un constat récurrent : la médecine centrée uniquement sur la maladie et ses traitements (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie) négligeait trop souvent les autres dimensions de la personne malade. Dès les années 1990, les premières recommandations françaises mettent la lumière sur la nécessité d’intégrer d’autres expertises : gestion de la douleur, nutrition, soutien psychologique, traitement des effets secondaires, accompagnement social, etc.
Ce n’est cependant qu’en 2005, avec le Plan Cancer II (2009-2013), que les soins de support sont inscrits comme un pilier officiel du parcours : « Ils désignent l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie conjointement aux traitements spécifiques, lorsqu’il y en a » (INCa, Source : Institut National du Cancer). Leur champ s’élargit progressivement, intégrant également la réhabilitation, la prévention des complications, et la préservation de la qualité de vie.