Si le retentissement psychologique d’un cancer est universel, les ressources mobilisées ne sont pas les mêmes selon l’âge. Chez l’enfant, le vécu et la compréhension de la maladie évoluent avec les étapes du développement.
- Les plus jeunes comprennent mal la notion de maladie : la séparation des parents, les soins invasifs ou la douleur sont au cœur de l’expérience (Société Française de Psychologie).
- Chez l’enfant d’âge scolaire, la peur de la différence, l’exclusion sociale, l’angoisse de la mort – même si elle n’est pas conceptualisée comme chez l’adulte – sont présentes.
- Les adolescents, eux, réclament autonomie et identité. Les soins, la perte de contrôle ou les changements corporels sont vécus comme une atteinte profonde à leur intégrité et à leurs projets.
L’accompagnement psychologique ne peut donc pas être standardisé. Il s’appuie sur l’art-thérapie, les jeux thérapeutiques, mais aussi sur un soutien familial adapté. Un réseau de psychologue, éducateur spécialisé, intervenant en médiation animale ou musicale, est souvent mobilisé. Les interventions précoces préviennent les troubles anxieux ou traumatiques parfois durables. La HAS recommande une évaluation psychologique systématique du binôme enfant-famille dès l’annonce, dès la première hospitalisation.