L’infirmier·e de coordination ou d’annonce
Dans la plupart des structures hospitalières spécialisées, l’infirmier·e joue un rôle central. Parfois appelé·e “infirmier·e pivot” ou “infirmier·e de parcours”, il ou elle :
- Participe au repérage des besoins en soins de support lors du dispositif d’annonce et au fil du traitement.
- Réalise l’interface entre l’équipe médicale, les partenaires extérieurs (kinésithérapeutes, associations, réseaux de soins), et le patient.
- Oriente vers les ressources internes et externes, comme les soins oncopsychologiques, diététiques, ou groupes de parole.
- Suit l’actualisation des besoins au fil du parcours (notamment lors de complications ou de changements dans la vie personnelle ou sociale).
Néanmoins, toutes les structures ne disposent pas d’un nombre suffisant d’infirmier·es de coordination, loin s’en faut. Selon une étude menée par la SFAP (2023), seuls 35% des hôpitaux généraux en France ont un interlocuteur clairement identifié pour cette mission, contre 92% dans les centres spécialisés.
Le médecin référent ou oncologue traitant
Il (ou elle) reste le chef d’orchestre du parcours. C’est à lui qu’incombe la responsabilité de valider les prescriptions de soins de support, et de favoriser le lien avec le médecin traitant en ville. Il peut parfois déléguer, mais reste le garant du suivi global.
- Évoque (parfois) les soins de support dès la consultation médicale, en particulier si des troubles spécifiques sont signalés.
- Peut prescrire, mais aussi orienter vers une évaluation plus détaillée par une équipe dédiée.
- A un rôle de veille : il doit réévaluer périodiquement les besoins, mais dans la pratique, ce point reste souvent relayé au second plan, faute de temps.
Assistants sociaux, psychologues, et autres intervenants
Selon le Plan Cancer 2014-2019, chaque site de traitement doit proposer un accès (même limité en temps) à un psychologue, un diététicien, un assistant social. Ces professionnels peuvent :
- Participer à l’évaluation des besoins.
- Réaliser un accompagnement spécifique (administratif, psychologique, soutien à l’adaptation au traitement…)
- Guider vers des ressources associatives ou municipales : ateliers d’activité physique, aides à domicile, dispositifs d’aide financière, etc.
Mais la réalité varie fortement. Hors centres spécialisés, le nombre de psychologues reste souvent insuffisant : la moyenne nationale est d’1 psychologue pour 650 patients suivis en oncologie (HAS, 2023).