Oser demander un soin de support n’est pas toujours évident. Manque d’information, sentiment d’illégitimité, peur d’être « dérangeant »… Pourtant, c’est un droit, inscrit dans la Charte de la personne hospitalisée (Article 5), qui garantit à chacun l’accès à des soins adaptés à ses besoins.
Les interlocuteurs à solliciter
- L’équipe médicale référente : oncologue, infirmier(e) de coordination (IDEC), médecin traitant.
- Les espaces de rencontres et d’information (ERI), présents dans de nombreux centres de lutte contre le cancer ; ils orientent vers les dispositifs adaptés (UNICANCER).
- L’assistante sociale, le psychologue hospitalier, le diététicien, etc. L’accès à ces professionnels est gratuit et ne requiert généralement pas de prescription médicale.
Il est utile de préparer ses questions ou ses besoins en amont d’une consultation, en s’appuyant éventuellement sur le carnet de suivi du patient (remis dans le cadre du dispositif d’annonce). Les associations de patients – comme la Ligue contre le cancer – proposent aussi des guides pour s’orienter.
Quand et comment formuler sa demande ?
- À l’annonce du diagnostic : le Dispositif d’Annonce est un temps clé où l’on doit présenter, en plus du traitement, les soutiens disponibles (Article L1161-1 du Code de la santé publique).
- En cours de traitement : À tout moment, la demande peut être faite oralement ou par écrit, auprès de l’un des professionnels impliqués. Aucun soin de support ne doit être imposé ; c’est à la personne de signaler ses besoins ou attentes.
- À la sortie d’hospitalisation : Le Plan Personnalisé de Soins (PPS) ou le programme personnalisé de l’après-cancer (PPAC) offre l’occasion d’ajuster les soutiens dans la durée.
D’après une étude de l’INCa publiée en 2021, près de 38% des demandes d’accompagnement psychologique ou social émanent directement des patients, sans sollicitation préalable de l’équipe médicale. Il est donc possible d’être acteur de ses choix, y compris en dehors des temps médicaux « classiques ».