Le dispositif d’annonce, obligatoire, reste perfectible. Selon une enquête de la Ligue contre le Cancer (Baromètre 2021), 1 patient sur 5 déclare n’avoir reçu aucune information sur les soins de support lors de son entrée dans le parcours. De même, seuls 39 % des malades disent avoir bénéficié d’un accompagnement psychologique structuré, alors que près de 80 % des personnes interrogées expriment des besoins dans ce domaine.
Autre point, trop peu connu : nombre d’associations financent directement, pour tous, des séances de socio-esthétique, d’ateliers nutrition, de groupes de parole, etc., dans les territoires dépourvus d’offre hospitalière, comblant ainsi partiellement les écarts d’accès. À Paris, les Espaces Ligue ou à Lyon, les Pôles ressources cancer, accueillent chaque année des milliers de patients qui n’auraient pas eu vent de ces droits sans ces relais associatifs.
Sur le terrain, le « droit effectif » aux soins de support dépend encore beaucoup de la vigilance de l’équipe soignante, de la capacité à s’informer, et… du hasard des ressources locales.