Plus de 60 % du parcours post-traitement se déroule hors de l’hôpital. L’intégration des soins de support dépend alors de dispositifs territoriaux innovants.
Les réseaux de santé en cancérologie
Ces réseaux, nombreux sur le territoire (tel OncoPaca Corse, Réseau Onco Hauts-de-France…), réunissent professionnels hospitaliers, médecins de ville, infirmières, psychologues, pharmaciens, assistants sociaux, éducateurs d’activité physique adaptée, etc. Leur rôle : assurer la continuité et la coordination des soins, notamment sur les besoins de support après un retour à domicile. Certaines études montrent que leur intervention augmente de 30 % le recours aux soins de support pour les patients les plus isolés ou défavorisés (source : Fédération nationale des réseaux de santé).
Les plateformes territoriales d’appui (PTA) et dispositifs d’appui à la coordination (DAC)
Les PTA et DAC sont des dispositifs de coordination, déployés dans toutes les régions françaises, accessibles aux patients et aux professionnels via une simple demande. Leur mission : évaluer les besoins du patient, organiser le lien entre les acteurs (kinésithérapeutes, diététiciens, psychologues, aidants sociaux…), orienter vers les ressources disponibles localement, qu’elles soient associatives ou institutionnelles.
Les soins de support en ville : cabinets, associations, réseaux
- De nombreux professionnels libéraux se sont formés : psychologues, diététiciens, kinésithérapeutes spécialisés en oncologie…
- Les associations comme la Ligue contre le cancer disposent d’antennes proposant des séances de relaxation, de l’accompagnement social, des ateliers collectifs et individuels.
- Les réseaux associatifs régionaux, tels que le réseau Odysséa ou RoseUp, agissent pour des publics spécifiques (femmes, jeunes adultes, cancers rares).