Les soins de support désignent, selon l’Institut National du Cancer (INCa), « l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie, en même temps que les traitements oncologiques spécifiques ». La loi du 4 mars 2002, dite « loi Kouchner » sur les droits des malades, ouvre la voie à une prise en compte globale de la personne. Mais c’est le Plan Cancer 2009-2013 (puis 2014-2019) qui institutionnalise les soins de support : depuis fin 2009, les établissements de santé devant assurer une prise en charge du cancer sont tenus d’en proposer. Ces obligations se sont renforcées, notamment avec le décret du 22 février 2010.
- Au minimum, trois types de soins de support doivent être accessibles dans les établissements : prise en charge de la douleur, soutien nutritionnel, et accompagnement psychosocial (source : INCa).
- Le référentiel des autorisations en cancérologie impose l’accès à un service de soins de support pour les centres souhaitant traiter le cancer.
- La Haute Autorité de Santé (HAS) a diffusé plusieurs guides de bonnes pratiques pour encourager leur généralisation.
Officiellement, nul ne devrait se voir refuser l’accès à des soins de support lors d’un parcours en cancérologie, quel que soit l’établissement en France.