Le parcours en établissement
Un cancer se traite rarement “seul” : la coordination entre oncologues, chirurgiens, infirmiers, diététiciens, psychologues… est organisée lors des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP). C’est lors de ces réunions que le plan de traitements curatifs est proposé.
Les soins de support, quant à eux, sont proposés à chaque étape, souvent via des unités dédiées, mais leur identification reste parfois inégale d’un établissement à un autre. Même si leur intégration est réglementaire, seulement environ 60 % des patients déclaraient en bénéficier en 2021 (Baromètre Cancer, Fondation ARC).
En ville et en dehors de l’hôpital
Hôpitaux de jour, maisons des patients, réseaux associatifs, dispositifs comme l’Assurance Maladie (programme d’accompagnement de retour à domicile) ou structures labellisées, multiplient les possibilités. Une question essentielle à se poser : “Ai-je connaissance de toutes les aides disponibles dans et hors de mon établissement ?” L’INCa recense ainsi près de 7000 initiatives locales en soins de support sur le territoire national (Annuaire Ressources Cancer).
Le rôle du patient dans son propre parcours
Un constat s’impose : les patients qui expriment leurs besoins et s’informent sur les dispositifs disponibles sont plus souvent orientés vers des soins de support adaptés. La parole du patient reste encore trop peu valorisée dans le système : or, faire part de sa fatigue, de sa peur, de ses difficultés mécaniques ou financières, fait progresser la pertinence de l’accompagnement offert.
Pour aider chacun à se repérer, l’existence d’un plan personnalisé de soins (PPS) est essentielle. Ce document, remis après la RCP, doit mentionner, outre la stratégie thérapeutique, les prises en charge parallèles envisagées. Prendre le temps de le relire ou de le demander, c’est poser la première pierre d’un accompagnement global.