1. Protocoles de prise en charge de la douleur et des symptômes
D’après le rapport annuel de la Haute Autorité de Santé (HAS, 2023), 86% des EHPAD ont mis en place des protocoles d’évaluation régulière de la douleur, notamment grâce à des outils adaptés à la démence (type Doloplus, Algoplus). Les traitements médicamenteux sont ajustés avec prudence et adaptés à la fragilité des résidents. La médiation animale, la relaxation, la chaleur ou le massage s’inscrivent aussi dans cette approche globale.
2. Accès à la nutrition adaptée
Près d’un tiers des personnes âgées hospitalisées pour cancer souffrent de dénutrition (Société Française de Nutrition Clinique et Métabolisme). La vigilance est donc cruciale en EHPAD : l’objectif est de prévenir la fonte musculaire, soutenir l’appétit par une alimentation enrichie et savoureuse, et ajuster les menus aux troubles de déglutition. Les diététiciens et cuisiniers formés jouent un rôle central. Certaines régions proposent aussi des ateliers culinaires adaptés.
3. Groupes de parole, ateliers et activités spécifiques
Les groupes d’expression, menés par un psychologue, une infirmière ou même des bénévoles formés, offrent un espace où la parole, la peur ou l’isolement peuvent s’alléger. Au fil des années, des associations comme la Ligue contre le cancer ou Entreprendre contre le Cancer ont développé des ateliers d’art-thérapie, de chant ou de méditation dans certains établissements pilotes.
De plus en plus d’EHPAD expérimentent la gymnastique douce, le yoga du rire, ou encore la musicothérapie : des activités souvent simples à mettre en œuvre, mais qui nourrissent l’envie, la présence à soi et le sentiment d’exister en dehors de la maladie.
4. Dispositifs innovants et financements spécifiques
Depuis 2019, le Plan Cancer a permis de financer plusieurs projets pilotes en EHPAD, notamment des interventions de socio-esthéticien(ne)s ou d’activités créatives adaptées, financées via les dispositifs d’appui aux soins de support (DASSR). Par ailleurs, la télémédecine et la visio-consultation avec des spécialistes sont de plus en plus utilisées pour limiter les déplacements tout en maintenant l’accès aux expertises.